Le Musée Villa Montebello


Le musée reste ouvert pendant les travaux

Exposition


Beautés météorologiques

Du 17 octobre 2026 au 3 janvier 2027

Si la tradition académique a longtemps placé le paysage tout en bas de la hiérarchie des genres, le début du XIXème siècle marque un tournant dans l’histoire de l’art. A partir des Romantiques, les artistes s’attachent à représenter le paysage tel qu’ils le voient. Aussi, ils ont une grande soif de découverte et d’observation. Ils voyagent, ils sortent des ateliers parisiens. Au détour de leurs pérégrinations artistiques, quelques pionniers découvrent la mer en Normandie, et s’attardent sur un bout de rivage nommé Trouville. A quelques encablures de l’estuaire de la Seine, la Touques, encore sauvage, serpente entre les marais de Deauville et les collines de Trouville et d’Hennequeville. Les conditions géographiques sont réunies pour offrir au regard de ces nouveaux voyageurs des paysages changeants, sans cesse renouvelés. En effet, l’action conjointe des marées et du relief rend la météo capricieuse, ce qui est une bénédiction pour les peintres puisque, du même point de vue, la lumière et les couleurs leur apportent une variété de nouveaux tableaux à peindre.

Les amis se parlent, la réputation du lieu est faite. Les artistes prennent l’habitude de venir passer quelques jours ou quelques semaines à Trouville. Ils s’y retrouvent, peignent les uns à côté des autres, chacun exprimant sur sa toile ce qu’il voit. Les générations se succèdent mais l’engouement ne se dément pas. Deux siècles plus tard, la fascination pour les ciels de Normandie, et de Trouville-sur-Mer en particulier, est toujours d’actualité.

A partir du moment où les artistes ont véritablement cherché à représenter ce qu’ils voyaient, peut-on toujours dire qu’ils ont peint tel endroit, tel point de vue, la plage, la mer ? Tout est tellement changeant et déterminé par la lumière du ciel, du soleil (visible ou non), des nuages (blancs, gris pâle, gris foncé). La peinture de paysage n’est-elle pas une tentative de saisir la fugacité d’un rayon de soleil, l’ombre d’un nuage, la menace d’un orage ? Du XIXème siècle à aujourd’hui, il y a une permanence dans l’art du paysage : le regard observateur et attentif de l’artiste, sensible à la lumière et à son influence sur la perception des couleurs, la permanence du regard sur la brièveté de la lumière.

Peindre, dessiner, graver, photographier le ciel, c’est un rapport au temps, au temps qu’il fait, au temps qui passe. Merveille de la langue française : un même mot abrite deux concepts. Pourtant pas si étrangers l’un à l’autre. Chaque jour, la course du soleil fait varier les ombres projetées des bâtiments. Chaque saison fait varier la hauteur et la durée de ce parcours. Tout change, et pourtant tout reste. Le passant observateur d’aujourd’hui ne retrouve pas la lumière et les couleurs d’hier, mais il les retrouve dans les œuvres des artistes du XIXème siècle. Une exposition sur les ciels est une invitation à la recherche du temps… Perdu ou retrouvé, chacun se fera son idée.

Les ciels ont aussi ceci d’universel que nul artiste, quelque soit sa discipline de prédilection, ne leur échappe. Peintres, dessinateurs, graveurs, photographes, musiciens, écrivains, tous ont été inspirés et en ont laissé des représentations, des impressions. Alors, réunis en une même assemblée, laissons opérer les correspondances. Et si nous avons emprunté le titre de l’exposition à Charles Baudelaire, laissons-lui les derniers mots, extraits d’un commentaire du Salon de 1859 :

« J’ai vu. A la fin tous ces nuages aux formes fantastiques et lumineuses, ces ténèbres chaotiques, ces immensités vertes et roses, suspendues et ajoutées les unes aux autres, ces fournaises béantes, ces firmaments de satin noir ou violet, fripé, roulé ou déchiré, ces horizons en deuil ou ruisselants de métal fondu, toutes ces profondeurs, toutes ces splendeurs, me montèrent au cerveau comme une boisson capiteuse ou comme l’éloquence de l’opium. »

Remerciements

L’exposition « Beautés météorologiques » est une exploration des riches collections du musée Villa Montebello. Toutes les œuvres présentées en sont issues. Nous tenons à remercier l’ensemble des donateurs et des artistes qui ont permis et permettent toujours de constituer cette collection.

Commissariat de l’exposition : Karl LAURENT
Régie des œuvres : Juliette MOREL
Médiation ; Anne JOSEPH
Accrochage, accueil et surveillance : Cynthia AUDOU, Nathalie DENIS, Stéphanie FACUNDO, Anthony TIFAGNE
Graphisme : Stéphanie KAMPF
Relations presse, capsules vidéo : Charlotte LEBOIS
Technique : service bâtiments


Et toujours, les collections permanentes du musée, avec une salle sur l’histoire des bains de mer, la salle André Hambourg et la salle sur Trouville vue par les peintres. 


Jours & heures d’ouverture


Du 21 mars au 31 mai 2026 et du 1er octobre 2026 au 3 janvier 2027

Du lundi au vendredi 14:00–17:30
Les samedis, dimanches, jours fériés
et tous les jours pendant les vacances scolaires
10:00–12:00, 14:00–17:30

Du 1er juin au 30 septembre 2026

Ouvert tous les jours10:00–12:00, 14:00–17:30

Plein tarif : 8,00 € • Tarif réduit : 4,00 € • Audioguide : 2,00 €

Le tarif réduit* est accordé aux moins de 18 ans, étudiants, enseignants, journalistes, demandeurs d’emploi, familles nombreuses, aux groupes (plus de 10 personnes) et pour tous dès lors que l’accès à un étage du musée n’est pas possible, aux personnes disposant d’un billet pour la traversée maritime entre Le Havre et Trouville-sur-Mer (valable uniquement le jour de la traversée et pour les traversées organisées par le Pôle Métropolitain de l’Estuaire de la Seine), aux visiteurs payants des Franciscaines et aux porteurs de la carte d’abonnement PASS FRIENDCISCAINES, aux adhérents du CNAS.

Le musée est gratuit** pour tous lors de la Nuit européenne des Musées, pour tous lors des Journées européennes du Patrimoine, pour les Amis du Musée de Trouville et du Passé régional, les moins de 12 ans, les personnels des musées (cartes de l’AGCCPF, de l’ICOM, carte culture et muséopass), les membres de la Maison des Artistes, les personnes handicapées avec un accompagnant, les artistes exposés, les prêteurs, les salariés et agents des Franciscaines Deauville.

Le tarif réduit* et la gratuité** sont accordés sur présentation d’un justificatif.



Musée d’art et d’histoire balnéaire, les collections sont centrées sur les beaux-arts (peintures, dessins, estampes) des romantiques découvreurs aux artistes du 20ème siècle et contiennent nombre d’œuvres d’affichistes renommés tel le célèbre Trouvillais d’adoption, Raymond Savignac.


64, rue Général Leclerc | 14360 Trouville-sur-Mer | 02 31 88 16 26